Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction

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Lorsqu’on est amateur de science-fiction et de Fantasy, on a naturellement des histoires et des mondes plein la tête, que l’on a très envie de raconter. Dans cet ouvrage, le célèbre écrivain Orson Scott Card partage son savoir et son expérience dans ces genres. Vous apprendrez, entre autres :

ce que sont (et ne sont pas) la SF et la Fantasy, selon quels critères, et si votre récit y appartient,
comment construire, peupler et dramatiser un univers crédible et attirant que vos lecteurs auront envie d’explorer,
comment utiliser les quatre grands types d’histoire (milieu, idée, personnage et événement) pour structurer un récit captivant.

Par Orson Scott Card… Rien à redire alors! Pour la fantasy, on repassera, et les références datent d’avant les années 2000, ce sont des conseils élémentaires pour écrire surtout de la sf, le domaine de prédilection de l’auteur. C’est mieux de parler de ce que l’on connaît. Pas mauvais mais on reste sur sa faim. Vu le prix, ce n’est bien entendu pas du tout un ouvrage technique mais plutôt un gentil bouquin de recettes classiques. Agréable à lire, mais je ne suis pas plus avancé après lecture.

Ninjak T01 – L’armurier

Découvrez Colin King, jeune recrue du MI-6 dans sa première mission, alors qu’il apprend l’art de l’espionnage et noue une dangereuse relation avec sa première superviseuse… Maintenant : Colin King est Ninjak, le plus grand espion de l’univers Valiant, un maître assassin expert en arts martiaux et gadgets high-tech. Il est en mission pour traquer les Sept Ombres, une cabale secrète de maîtres shinobi qui semble avoir de mystérieux liens avec son passé et son apprentissage…

Ninjak est un espion à la solde du MI-6, que les amateurs de films d’espionnage doivent bien connaître, et va devoir accomplir différents objectifs pour parvenir à ses fins, en l’occurrence infiltrer et détruire l’Armurerie. Pour ce faire, il compte remplacer le dirigeant actuel, Kanon, en attirant sa confiance et en se rapprochant dangereusement de lui. Va-t-il y parvenir, finira-t-il par se trahir? Ninjak, ou le James Bond ninja, a été une agréable lecture et j’ai apprécié plusieurs choses sur lesquelles je reviendrai, mais sans occulter le fait que tout n’est pas parfait de l’autre côté de la Manche. Mais je tiens déjà à féliciter Matt Kindt qui aura réussi à me faire apprécier ce héros qui, dès le départ, m’est apparu comme extrêmement ringard. J’étais loin de me douter que je finirais par apprécier le titre!

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Solo

Solo: A Star Wars Story : Affiche

J’avais bien aimé Rogue One, un film de genre dans une franchise aseptisée et frileuse. Je n’ai donc pas hésité à me rendre au cinéma pour Solo et le résultat est dans la même lignée; une période d’instabilité et un totalitarisme naissant, une atmosphère très bien retranscrite (des minorités oppressés d’un côté par l’Empire et de l’autre par les organisations criminelles, opportunistes d’un régime totalitaire), on retrouve donc un Solo inexpérimenté mais débrouillard. Vraiment curieux de découvrir la suite de ce film car avec le méga spoiler à la fin du film, il ne peut pas en être autrement et ça laisse la place à tout un tas d’aventures de nos chers Han et Chewie. Bref, l’univers SW ne se cantonne pas seulement à la Force, au côté obscur, aux jedis et aux siths, il est riche, varié et Solo fait partie de cet autre aspect ; j’espère être enfin conquis ensuite par l’épisode 9, je perds pas espoir.

Natural city, Min Byeong-cheon

Natural City - Edition simple [Édition Simple]

2080. Deux espèces se partagent désormais le monde : l’homme et des créatures artificielles à son image, les cyborgs. Commando d’une unité d’élite chargée de retirer de la circulation les cyborgs défectueux ou rebelles, R tombe pourtant amoureux de celle qu’il aurait dû éliminer, la belle Ria. Si, sous trois jours, R ne peut greffer la puce mémoire de Ria dans un nouveau corps, celle-ci mourra. Une seule solution pour éviter l’inéluctable : faire appel à Croy, un inquiétant scientifique qui prétend connaître le moyen de prolonger la vie au-delà de ses limites. Mais, dans son ombre, se profile la silhouette de Cyper, un cyborg de combat en quête d’immortalité…

On va pas se mentir, ce n’est pas très bon, même pour les amateurs de sf coréenne. On passera sur le surjeu des acteurs qui en font comme d’habitude des caisses, mais on va plutôt s’attarder sur les fx, en fait plutôt pas mal, tout comme l’histoire, pompée un milliard de fois, mais qui se laisse voir. Pas un mauvais film donc, mais juste pour occuper le temps, le temps que les lasagnes maison cuisent!

Alien : Covenant… Non.

Alien: Covenant : Photo

Si je vous dis : les occupants d’un vaisseau sont prématurément sortis de leur sommeil cryogénique suite à une avarie, qu’ils interceptent un mystérieux message venant d’une planète à proximité, qu’ils décident de changer de cap pour aller explorer la source du message, qu’une fois sur la planète ils se font contaminer après un contact avec des œufs extra-terrestres, qu’ils ramènent un contaminé dans le vaisseau, que le chef d’équipage se chamaille avec son second pour savoir si oui ou non on le laisse en quarantaine, que le contaminé finit par se faire trucider de l’intérieur, donnant naissance à un xénomorphe qui prend la fuite …etc. vous me dites : Alien le 8ième passager. mais non. comme c’est devenu une habitude avec Ridley Scott, on reprend le même scénario, on change les costumes et on refait exactement le même film. c’était déjà le cas pour Prométheus, reprenant tous les moments clés du premier Alien, ou encore Robin des bois, dont le scénario était une resucée à peine masquée de Gladiator. seule exception : Scott a rajouté une bonne dose de réflexions pseudo-philosophiques, toutes plus ringardes les unes que les autres. il y aura évidemment toujours des spectateurs qui vous diront que ‘mais noooon, mais c’est pasque t’as pas compris à quel point c’était profond’, pourvu que le film contient au moins une ellipse des plus élémentaires. et puis je passe sur tout les clichés débiles du parfait film Américain : le gars avec le cigare, le personnage noir qui n’est là que pour servir de casse-croûte au monstre, les répliques ringardes du genre ‘ouvrez moi une bière bien fraîche les gars, je rentre au bercail’… que d’imagination…

Ce type s’appelle Pilou.

Ghost In The Shell : Photo Pilou Asbæk, Scarlett Johansson

Ghost in the shell, le film! Yeah, c’est américain à souhait, ça ne respecte que la forme du produit original, mais les gars, restaurez votre calme, c’est du bon gros film d’action, bien foutue! Les images sont superbes, les plans très soignés proposent des angles souvent novateurs, le tout avec des lumières et des couleurs très travaillées. Costumes et véhicules aux designs léchés montrent la somme de boulot en la matière. La version IMAX est de toute beauté et la 3D de haute voltige, il y a de quoi combler la rétine (sans parler de la combinaison moulante assez incroyable du Major) ! Même la musique est au diapason et l’ambiance sonore ne joue pas la surenchère ce qui est très rare pour un film d’action. Bien que la ville soit vaste, on se sent souvent enfermé dans des espaces confinés, au plus près des personnages… Ce futur ne donne pas envie et l’ambiance est bien rendue même si les thèmes les plus intéressants sont juste effleurés. Si le film avait été plus touffu su ce point, il aurait été parfait. Au rayon des complaintes, les effets spéciaux sont un peu moins bons sur la fin du film notamment lors du combat final, mais ça reste largement dans la bonne moyenne et le reste du film est.

Ninja et Yamabushi : Guerriers et sorciers du Japon féodal

Extrait de l’avant-propos
Si les arts martiaux constituent une part de l’héritage commun de l’humanité, leur histoire et leurs origines restent relativement méconnues. Remonter aux sources, mieux comprendre pour mieux pratiquer dans le respect de traditions culturelles ancestrales, parcourir sur le papier les chemins d’arts anciens pour mieux appréhender les voies que nous faisons nôtres aujourd’hui, découvrir qu’elles s’inscrivent dans un patrimoine évolutif même si au premier abord leur pratique peut paraître anachronique, tel est le propos de cet ouvrage. Le défi et l’espoir qu’incarne Ninja et Yamabushi, Guerriers et sorciers du Japon féodal vont plus loin : cet ouvrage entend livrer un portrait aussi fidèle que possible des espions du Japon ancien, dits ninja, et des moines yamabushi, «ceux qui couchent dans la montagne», à travers leurs légendes, leurs histoires, leurs techniques et leurs philosophies, en s’efforçant de remonter aux origines. Au fil des pages, je m’attacherai à distinguer les influences exercées par le taoïsme, le chamanisme et le bouddhisme sur la genèse et le développement de l’art ninja de la part de mensonge, de mystification et de désinformation, due notamment au «ninja-boom» des années 80.
Si le livre traite des échanges entre ninja et yamabushi, ce n’est pas pour relancer ce courant – dont a assez pâti et pâtit encore le nin-jutsu et les arts martiaux qui lui sont associés – bien au contraire le but recherché ici est celui d’éclaircir définitivement les choses. Confondre ninja (espions-guerriers), yamabushi (ascètes-magiciens) et sohei (moines-guerriers) est assez fréquent. L’erreur répétée dans de nombreux ouvrages, reportages et magazines vient d’une mauvaise traduction volontairement réalisée par l’un des pionniers du nin-jutsu en France (même s’il ne pratiqua en réalité que très peu). Il utilisa les arts martiaux afin de recruter des membres pour ses pratiques sectaires {shugendo revu et corrigé à sa sauce). Le mot «yamabushi» ne signifie pas «guerrier des montagnes» mais «celui qui couche dans la montagne» ou «celui qui se prosterne en montagne». Les moines yamabushi sont des moines-magiciens-chamans, pas des guerriers. Ils ne l’ont jamais été.
Toutefois, et même si certains historiens les considèrent ténus, les liens entre le nin-jutsu et le shugendo existent. À ce sujet, concernant la période Heian (794-1185), Kacem Zoughari écrit : «Les pratiques comme le shugendo et le onmyodo, ou du moins certains rites, ont influencé la pratique du nin-jutsu qui devait être, selon Sasayama, encore au stade d’embryon.»
De même, Axel Mazuer, dans sa très complète et sérieuse introduction du Shoninki2, texte de référence s’il en est, écrit : «Le Shoninki suggère également un lien entre ninja et yamabushi. Également appelé shugenja, genja ou genza, les yamabushi sont tout d’abord des mystiques plus ou moins dissidents, qui vivaient pour la plupart en ermites dans les montagnes, ce qui leur a valu leur nom. […] Si l’influence du shugendo sur le nin-jutsu est controversée, il est certain que les premières communautés ninja ont en partie intégré des éléments issus du patrimoine ésotérique du bouddhisme, comme le mentionne le Shoninki.»
En effet, de par leur lieu d’habitation commun et leur mode de vie en marge de la société, les contacts et les échanges entre certains clans ninja et yamabushi semblent avoir toujours existé. Le lien s’est probablement forgé dès le Vile siècle, pour se consolider au cours de l’ère Kamakura (1185 ou 1192-1333), atteignant son apogée à la fin de l’époque Sengoku (1467-1568) et au début de l’époque Edo (1603-1868).

Ce livre est exceptionnel! Il est écrit par un chercheur, pratiquant et passionné. Pour les fins connaisseurs en la matière en quête de vérités sur les divers principes fondamentaux que représenté l’art du “Ninjutsu”. Mais aussi les néophytes et les curieux y trouveront beaucoup de plaisir à feuilleter les divers chapitres nous dévoilant les uns après les autres, les terribles secrets que cachés très jalousement ces terribles guerriers de l’ombre du Japon féodal qui nous ont tant fait fantasmer.